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EXPO 2018 : UN HÔPITAL SUR LES RAILS

L’Infirmerie de gare et l’HOE 15 à Cravant au cours de la Grande Guerre

 

 11 novembre 2018, Cravant rend hommage à ses soldats "Morts pour la France"

Dans le cadre des commémorations du centenaire de l’Armistice de 1918, l’Association Aviatroglo avait tenu à mettre en place pour le 11 novembre et durant toute la semaine suivante une exposition marquante liée au premier conflit mondial, avec l’ambition d’y associer un hommage particulier aux Poilus morts pour la France à Cravant.

Cela impliquait d’une part de retracer l’histoire bien particulière de Cravant avec son infirmerie de gare et l’installation de l’hôpital militaire d’évacuation HOE 15, mais aussi de retrouver les traces de soldats soignés dans cet hôpital. L’association avait également à coeur d’associer les enfants des écoles de Cravant et de Bazarnes à ce devoir de mémoire, en étroite collaboration avec les enseignantes concernées, et de convier ceux alentour à visiter l’exposition et à découvrir cet aspect méconnu de notre histoire locale.

     
     

 

Ces trois aspirations ont donc abouti d’abord à retrouver la trace de deux Poilus pris en charge par l’HOE 15, le sergent François Chevalier, mort pour la France le 1er août 1918, et le soldat Georges Langlet, hospitalisé du 1er au 11 décembre 1918. Michel Tapon, maire de Sérigné (Vendée) est venu, non sans une certaine émotion, rendre hommage à son grand-père François Chevalier inhumé au carré militaire du cimetière.

C’est grâce au travail effectué par Solange Silvan, enseignante des CM1 CM2 à Cravant, qui a contacté Michel Tapon et effectué un important travail de recherche avec ses élèves, que le parcours du sergent Chevalier a été retracé. Les élèves de CE2 CM1, et CM2 de Bazarnes ont, avec leur enseignante Julie Poitout, axé leurs travaux sur l’histoire de Georges Langlet. Deux vitrines consacrées aux parcours de ces hommes, accompagnées des productions des enfants, se retrouvaient donc dans l’exposition.

 François CHEVALIER
Sergent au 110ème régiment d’infanterie
hospitalisé à l’HOE 15
Mort pour la France le 1er août 1918
Georges LANGLET
Soldat au 22ème régiment d’infanterie
hospitalisé à l’HOE 15
du 01/12/1918 au 11/12/1918
 

D’autres souvenirs émouvants liés à des histoires personnelles étaient présentés, tels que l’éclat d’obus ayant mortellement blessé le sergent Morin du 4ème régiment d’infanterie d’Auxerre ou la tenue complète de l’adjudant Rougnon du 25ème régiment d’infanterie.

 

 

 La cérémonie du 11 novembre en images

 Au monument aux morts de Cravant, hommage de la population et des écoliers aux soldats de la commune morts pour la France.

 

 

Au cimetière communal de Cravant, hommage aux 50 soldats morts pour la France à l’hôpital d’évacuation HOE15.

 Au monument aux morts de Cheuilly

 

 

 Inauguration et visite de l’exposition

Dès l’entrée dans la salle polyvalente, nombreux sont ceux qui ont d’emblée déclaré être impressionnés par l’ampleur de la mise en scène : 25 mannequins en tenues d’époque tels que fantassin, chasseur à pied, brancardier, aumônier militaire, artilleur prussien.... et plus particulièrement un impressionnant cuirassier à cheval accueillaient les visiteurs dans une succession de scènes reconstituées.

De l’incorporation à la mobilisation, du départ aux tranchées jusqu’à l’hôpital militaire d’évacuation HOE 15, chaque passage de l’histoire était l’occasion d’une évocation dans un décor à la hauteur des uniformes et des objets présentés. Barrière de chemin de fer, guichet et porte de hangar "Petite Vitesse" dans l’infirmerie de gare, barbelés, plaque de guetteur et sacs de sable dans la tranchée dotée d’un poste de secours, brancards et matériel médical dans la salle d’opération où médecins et infirmières étaient à pied d’oeuvre sous la structure d’une "baraque Adrian", chaque détail authentique permettait de recréer des ambiances particulières. Ces décors étaient aussi l’occasion de présenter des objets d’une grande rareté, comme la toise "somatomètre Lavergne", la caisse de matériel pour train sanitaire improvisé ou le drapeau du Comité des Dames d’Avallon avec sa croix rouge surmontée de la devise "Inter Arma Caritas" (la charité au milieu des combats).

 

 

 

 

 

 Visite virtuelle de l’exposition

Suivez-nous pour découvrir l’exposition..........

 

La défaite de 1870 ... et l’esprit de revanche

A l’issue de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et devant la persistance d’une menace de l’Empire germanique, il apparaît nécessaire à la France de réagir aux erreurs, cause du désastre.

Les mesures prises sont les suivantes :

- Imposer le service militaire personnel : la conscription

- Découper la métropole en Régions de Corps d’Armée permanents, aptes à intervenir rapidement

- Préparer les plans de mobilisation et de concentration adaptés aux circonstances

 

La conscription

De nouvelles lois obligent tout Français à servir :

1° - dans l’armée active,

2° - dans sa réserve,

3° - dans l’armée territoriale,

4° - dans la réserve de l’armée territoriale.

En 1872, le service militaire devient obligatoire pour tous. Il s’effectue sur la base du tirage au sort : un an pour les bons numéros et cinq ans pour les mauvais. Il ne sera plus que de trois en 1889.

Enfin, en 1905, la durée du service actif devient alors le même pour tous : 2 ans. Celui-ci passera à trois ans en 1913.

Les hommes appartenant à l’armée active sont seuls présents sous les drapeaux ; les autres sont rendus à leur foyers, mais susceptibles d’être rappelés pour des périodes de manoeuvre, des revues et en cas de mobilisation.

 

L’incorporation

Le somatomètre Lavergne

Cette toise permet de mesurer les recrues et de les affecter en fonction de leur taille :

  • 1m56 : Infanterie de ligne et légère
  • 1m67 : Génie, Chasseurs et Hussards
  • 1m70 : Artillerie, Dragons
  • 1m73 : Cuirassiers

 

Le jeu des alliances

De vives tensions persistes entre l’Empire Austro-hongrois et le Royaume de Serbie, faisant suite aux guerres balkaniques de 1912 et 1913.

Le 28 juin 1914, l’archiduc héritier François-Ferdinand et sa femme sont assassinés par Gravilo Princip, Serbe de Bosnie, membre d’une organisation secrète nationaliste.

Soutenue par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie adresse le 23 juillet un ultimatum à la Serbie demandant entre autres de pouvoir contrôler l’enquête sur l’attentat. Le lendemain, pour appuyer son allié serbe, la Russie décrète une mobilisation partielle. Le 25, la Serbie cède à toutes les demandes, exceptée celle concernant la participation de fonctionnaires autrichiens aux investigations en Serbie.

L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie le 28 et bombarde Belgrade le même jour. Le 30, le Tsar Nicolas II décrète la mobilisation générale.

La France donne l’autorisation de faire partir des troupes de couverture. Cependant aucune force ne devra s’approcher à moins de 10 km de la frontière.

 

L’entrée en guerre de la France

Le 31 juillet, l’Allemagne répond à la mobilisation russe par un ultimatum à la Russie et à la France. Le 1er août dans l’après-midi, elle décrète la mobilisation générale, en même temps que la France, et déclare la guerre à la Russie quelques heures après.

Le premier jour de mobilisation générale est le dimanche 2 août 1914.

 

 

 

Le départ des régiments d’active

Avec la mobilisation, les unités d’active sont mises sur le pied de guerre. Ainsi pour les régiments d’infanterie, les 3 bataillons sont complétés en 48 heures. Les effectifs passent de 1.800 ou 2.500 à 3.400 hommes.

Les 2e et 3e bataillons du 4e RI (5e CA) quittent Auxerre le mercredi 5 août, par 2 trains.

"Une foule considérable assistait à chaque départ et elle a encouragé les partants par ses acclamations. L’embarquement s’est effectué avec un ordre et une célérité qui inspirent toute confiance".

 

 

La 5ème Région s’organise pour soutenir l’effort de guerre

Le découpage de la France en régions militaires est conservé. Les plus proches du front sont dites dans la zone des armées et dépendent directement de l’autorité militaire. Les autres sont dites dans la zone de l’intérieur et subordonnées à l’autorité des ministres de la Guerre et de l’Intérieur. Au sein des régions, les 8 subdivisions sont maintenues.

Après avoir vu partir pour le front les forces vives, il ne subsiste sur le territoire que chaque compagnie de dépôt de tous ces régiments. Cette présence militaire aux effectifs très réduits demeure importante et ses missions multiples :

- Instruire, entraîner et équiper rapidement les nouvelles recrues

- Fournir des détachements de garde

- Participer aux manutentions des matériels et denrées réquisitionnées

- Effectuer les travaux d’aménagement des nouvelles installations.

 

 

L’arrivée des premiers blessés dans l’Yonne

"Depuis le commencement des hostilités, de nombreux convois de blessés se sont arrêtés en gare de Cravant où fonctionne une infirmerie. Là sont descendus les blessés dont l’état s’est subitement aggravé. Neuf décès se sont produits, dont celui d’un soldat allemand. Un long cortège d’habitants de Cravant a suivi chaque convoi de soldat français et M.Riberette, commandant de la gare, a à chaque fois prononcé une allocution. Les cercueils étaient recouverts du drapeau tricolore et les fleurs étaient à profusion..." Parmi ces morts, un soldat de 21 ans... "Le soldat Camille Boissolle était le fils d’un instituteur de la Marne. Par une pieuse pensée, un instituteur en convalescence à Cravant, M.René Dupré, du 46e d’infanterie, a pris la parole devant la tombe pour saluer la mémoire du jeune disparu".

 Le Bourguignon du 16 septembre 1914

 

 

 

 

L’infirmerie de gare de Cravant

La mission d’une infirmerie de gare consiste à vérifier l’aptitude des blessés en transit à prolonger leur évacuation vers l’intérieur. L’effectif théorique se compose de 2 médecins, 2 officiers d’administration et 15 infirmiers et brancardiers.

A l’image des Gardes de Voies de Communication, cette unité médicale doit s’installer très rapidement. Aussi les personnels sont désignés dès le temps de paix, parmi les classes les plus âgées, résidant dans un rayon de 25 kilomètres de la gare.

L’infirmerie de gare de Cravant dépend du Service de Santé de la 5e Région. Les sociétés de la Croix-Rouge mettent en place des structures identiques mais dans des gares plus importantes. Son rôle est important car elle permet d’orienter les blessés soit vers l’Est, soit vers le Nord de la 8ème Région.

L’axe privilégié est celui à double voie reliant Nevers par Clamecy. Le second conduit à Autun, par Avallon et Saulieu. Avec la terrible défaite dans les Ardennes et l’afflux massif de blessés, les cas les plus graves débarqués des trains sanitaires improvisés restent en convalescence dans cet endroit inadapté et sous équipé.

 

Le front et les tranchées

En novembre 1914, la guerre de mouvement prend fin et fait place à une guerre de position qui durera 40 mois. Les troupes allemandes et franco-britanniques s’enterrent face à face dans des tranchées. La ligne de front s’étend alors sur 750 km de la Mer du Nord à la frontière suisse. L’espace situé entre les deux lignes ennemies est appelé le "no man’s land".

Les tranchées sont de longs fossés organisés en réseaux dans lesquels vivent et combattent les soldats. Le plus souvent construites sur trois ou quatre lignes, ces tranchées sont reliées entre elles par des "boyaux", sortent de tunnels qui permettent de passer de l’une à l’autre. La première ligne de tranchée est renforcée par un réseau de fils de fer barbelés et surmontée de sacs de terre et de planches de bois pour freiner l’avancée de l’ennemi.

A l’arrière des tranchées se trouvent le poste de commandement, le service de ravitaillement, le service infirmier et les hôpitaux de campagne, ainsi que le cantonnement où viennent se reposer à tour de rôle les soldats qui sont en première ligne.

 

 

Postes de secours et ambulances

Les points de rassemblement des blessés sont situés dans des replis de terrains, non loin des premières lignes. C’est là que les premiers soins sont donnés aux blessés.

Les postes de secours se trouvent en arrière en réserve des régiments. Ce sont des endroits abrités, pourvus de points d’eau. Les blessés y sont sommairement pansés avant d’être évacués.

L’ambulance de campagne est aussi située à l’arrière des réserves de division, de préférence dans un endroit abrité, près d’un point d’eau, l’accès en est facile pour les automobiles ; c’est souvent une ferme près d’une route.

 

 Le personnel et le matériel "d’ambulance" sont répartis ainsi :

  • AMBULANCE D’INFANTERIE :

- 4 médecins, 1 pharmacien, 2 officiers d’administration, 30 infirmiers, un nombre variable de mules de cacolets pour le transport sur "chaise" de deux blessés, plusieurs voitures d’ambulance hippomobiles à 4 ou 6 roues.

  • AMBULANCE DE DIVISION :

- 6 médecins, 2 officiers d’administration, 140 infirmiers, 17 mulets de cacolet et 21 voitures hippomobiles.

  • AMBULANCE DE CORPS D’ARMEE

- 9 médecins, 2 officiers d’administration, 4 ministres des cultes, 210 infirmiers, 22 mulets de bât et 27 voitures à quatre roues pour le transport sur route des blessés jusqu’à l’ambulance la plus proche.

 

 

L’évacuation des blessés sur le front

Au début du conflit, la règle consistait à évacuer le blessé vers les structures de l’intérieur.

Les pertes dues aux conditions de transport et l’arrêt de la guerre de mouvement ont obligé le Service de Santé à procéder à de nombreuses modifications, notamment celles d’augmenter de manière importante les structures de soins au plus près des combattants.

Des postes chirurgicaux avancés se répartissent à proximité de la ligne de feu dans une grotte ou une cave, au voisinage immédiat des tranchées. Les ambulances hippomobiles sont remplacées par des auto-ambulances comprenant une salle d’opération démontable, des appareils de stérilisation et une installation radiographique, le tout chauffé à la vapeur et éclairé à l’électricité. Chaque voiture a 2 et même 3 équipes chirurgicales qui se relèvent toutes les 8 heures.

Le nombre de place disponibles, dans la zone des armées, à une distance de 30 à 60 km des tranchées s’est accru de manière importante. Ainsi de grands centres hospitaliers sont créés, répartis dans des villes importantes où les services chirurgicaux sont confiés à des chirurgiens de carrière.

 

 Le 8 juin 1918, l’HOE 15 s’installe à Cravant

Au terme d’un périple de plus de 350 km effectués en 32 heures, les premiers éléments arrivent en gare de Cravant le 8 juin à 07h13.

Immédiatement le terrain situé entre le canal et la gare est réquisitionné. S’ensuit l’installation du personnel et du matériel dans les tentes Tortoise et les tentes Bessonneau.

 

 L’HOE 15 - Evocation d’une salle de soins et d’un bloc opératoire

 

L’organisation de l’HOE 15

Les hangars Bessonneau sont utilisés en hall de triage. Après être descendus des wagons, les blessés sont dirigés vers les 5 hangars afin de diagnostiquer l’urgence et le type de prise en charge.

Réalisé par l’assemblage de plusieurs baraques du Service de Santé, un pôle de 2 groupes opératoires rassemble les salles de chirurgie, la radiologie, la stérilisation et un incinérateur.

Les soins post-opératoires s’effectuent dans les baraques Adrian pour les plus fragiles et sous les tentes Bessonneau pour les autres.

Les services administratifs et de fonctionnement sont installés dans des baraques du Service de Santé. Elles abritent : la direction, les infirmières, la pharmacie, les cuisines, la buanderie.

 

L’HOE 15 - Evocation de la buanderie
 

Au cours de son séjour à Cravant, l’HOE 15 accueillera 8874 blessés dont 52 prisonniers de guerre, acheminés à l’aide de 30 trains sanitaires. 4716 seront évacués vers l’intérieur à destination de Sud de la France, principalement sur la gare de répartition des blessés de Cahors. 1815 bénéficieront d’une permission pour convalescence dans leur famille. 1766 partiront en convalescence dans des structures médicales mieux adaptées à leur guérison ou leur rééducation. 202 rejoindront directement leur corps de troupe. Enfin 51 morts seront à dénombrer.

Le 26 novembre 1918 l’HOE 15 cesse de fonctionner à Cravant.

 

 

Les hôpitaux temporaires et la Croix Rouge

Les instructions du 3 mai 1899 et du 25 mai 1913 prévoient l’utilisation en temps de guerre des ressources du pays pour l’hospitalisation des malades.

Conformément à ces instructions, de nombreux établissements (écoles, lycées, hôtels, etc..) furent désignés dès le temps de paix pour être utilisés comme hôpitaux à la mobilisation, soit par le Service de Santé, soit par les sociétés d’assistance aux blessés.

Ces hôpitaux dits temporaires se divisent en 2 catégories : les hôpitaux complémentaires, gérés par le Service de Santé et rattachés pour la plupart à un hôpital militaire, et les hôpitaux auxiliaires gérés par les sociétés d’assistance.

A la différence des "Complémentaires", les Hôpitaux Auxiliaires sont servis par du personnel civil (laïque ou religieux). Parmi eux, certains sont issus d’initiatives de la Croix Rouge Française, d’autres de fondations publiques ou privées, associatives et sont appelés Hôpitaux Bénévoles.

Puissante institution civile, la Croix Rouge Française comporte en France trois organisations à compétence hospitalière :

  • La SSBM (Société de Secours aux Blessés Militaires)
  • L’UFF (Union des Femmes Françaises)
  • l’ADF (Association des Dames de France)

 

 

 

Les blessés de l’HOE 15

Hommage aux 51 soldats décédés à l’Hôpital HOE 15 et aux familles de François Chevalier et Georges Langlet.

 
   

 

 

Visites commentées de l’exposition

Les visiteurs ont pu tout au long de ces journées, du 11 au 18 novembre bénéficier de la présentation complète de l’exposition par Pierre-Laurent Charrier, membre d’Aviatroglo, qui a assuré un commentaire particulièrement complet sur chaque pan de l’exposition. Les visites scolaires nombreuses ont également toutes été assurées par ses soins.

 

 

 

 

 Les scolaires et le devoir de mémoire

Outre les écoles de Cravant et de Bazarnes, parties prenantes de l’exposition, ce sont en effet les écoles de Monéteau, Saint-Cyr les Colons, Chitry, Saint-Bris et Augy qui sont venues en visite avec leurs enseignants et ont pu, selon le temps disponible, aller au carré militaire et compléter un questionnaire pédagogique. Cet intérêt suscité est pour l’association une grande satisfaction, tant pour la contribution apportée au devoir de mémoire que par la mise en valeur d’une histoire locale bien particulière.

 

Visite du carré militaire par les scolaires

 

 

Visite de l’exposition par les scolaires

 

 

L’infirmerie de gare et l’HOE 15 vus par les enfants des écoles

 
   

 

Veuillez trouver ci-dessous le compte-rendu de la visite des élèves des classes de CE2, CM1, et CM2 de Bazarnes.

   

 

 

Durant toute cette exposition, les contacts avec le public ont été nombreux et enrichissants. Au-delà des encouragements, remerciements et éloges dont témoigne le livre d’or, ce fut l’occasion pour l’association des recevoir de nombreux objets et documents, et de recueillir de nouveaux témoignages et renseignements utiles.

 

Une rencontre surprenante...

Un bel exemple des rencontres et découvertes surprenantes que nous ont apportées cette exposition est celui que nous donne Yves Plasseraud. Apercevant opportunément l’affiche d’Aviatroglo placardée sur une vitrine parisienne, il identifia aussitôt l’infirmière que l’on voit en photo monter dans un wagon comme étant sa mère. Nous avons donc ainsi appris que Marie-Gabrielle Mézergue, surnommée Gaby, infirmière particulièrement méritante et plusieurs fois médaillée a accompagné de nombreux convois sanitaires et nous sommes particulièrement touchés de connaître, par le plus grand des hasards, son nom et son histoire.

 

 

 

 

LIEN VERS LE SITE OÙ FIGURE L’ARTICLE "Un ange blanc dans le Grande Guerre", écrit par le fils de Gaby -> IcI

 

 

 

 Remerciements

Au final, l’enthousiasme des visiteurs présents en nombre durant toute la semaine représente pour les membres de l’association Aviatroglo une grande gratification pour le travail effectué. Aviatroglo remercie l’ensemble des personnes et des collectivités qui part leur implication ont permis à cette exposition de voir le jour, en particulier :

M. Dominique Simon pour sa grande implication, M. Philippe Jacquemard pour le prêt d’objets et M. Tapon pour ses archives familiales.

Mmes Solange Silvan et Julie Poitout pour le travail fourni avec leurs élèves des écoles de Cravant et de Bazarnes ;

MM. Olivier Chabot, Henri Charroyer et Roger Cousin pour l’étude et la réalisation de la baraque Adrian. La société Pneu Laurent d’Avallon pour la restauration des barrières PLM ;

l’ECPAD et le Musée de Service de Santé pour leur aide dans nos recherches historiques ;

La Mission Centenaire, l’Office National des Anciens Combattants et Le Souvenir Français pour leur soutien à notre démarche de devoir de mémoire. Le Conseil Général de l’Yonne, la mairie de Cravant et les Archives départementales de l’Yonne pour leurs aides matérielles et constantes.

L’association adresse également une fois encore de chaleureux remerciements à tous les visiteurs qui la soutiennent par leurs contributions diverses, leurs dons, leurs encouragements.

 

 Publication

Aviatroglo a édité pour cette exposition exceptionnelle un livret intitulé " Un hôpital sur les rails " qui est toujours disponible auprès de l’association.

Rappelons que comme pour les autres livrets (qui nous sont souvent demandés mais malheureusement sont aujourd’hui épuisés...) aucun retirage ultérieur n’est prévu.

Soutenir nos travaux et enrichir vos connaissances peut se cumuler en un seul clic !

 

 

 

 

 

 

Jusqu’au 30 novembre

 

 

 
   

 

 

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